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Chronologie du conflit israélo-palestinien

 


Chronologie de 1917 à nos jours 

Le mandat britannique 

> 1917
Le 11 décembre, le général anglais Allenby entre à Jérusalem.

> 1918
L’armée anglaise occupe déjà la totalité de la Palestine, c’est la fin de la domination ottomane.

>1920
Lors de la conférence de San Remo, les alliés se partagent les territoires. La Syrie et le Liban passent sous contrôle français, la Palestine et l'Irak sous contrôle anglais.

> 1923
La Société des Nations confirme le mandat britannique sur la Palestine, mais la région située à l'est du Jourdain est exclue de la Palestine et du mandat : les Anglais, pour tempérer le non respect des engagements vis-à-vis de la famille Hussein, créent la Transjordanie et l'attribuent à l'émir Abdallah, un autre fils du roi Hussein.

> 1931
Au 17e Congrès sioniste, Jabotinsky, leader du mouvement extrémiste juif "révisionniste", exige le vote d'une résolution consacrant comme but final la création d'un état juif en Palestine. Cette résolution est rejetée et le mouvement "révisionniste" entre en dissidence. En effet, en 1931 encore, les leader sionistes (Haim Weitzmann, Victor Arlosoroff) s'interrogent sur la possibilité d'un Etat binational sur un même territoire.

> 1935
Les partis politiques arabes de Palestine présentent aux Britanniques trois revendications, qui vont devenir les objectifs de la grève générale et des émeutes de 1936 : l'arrêt de l'immigration juive, l'interdiction de la vente des terres aux sionistes et l'autonomie d'une administration désignée sur une base majoritaire.

> 1936
Une grande révolte arabe se soulève : émeutes anti-juifs à Tel-Aviv, bombes dans les autobus, incendies, grève générale dans le pays, affrontements avec les militaires britanniques et massacres sont destinés à renverser le Mufti de Jérusalem.

> 1937
A la suite de ces troubles, la première commission d'enquête sur les "violences aux Proche-Orient" ( la Commission britannique Peel) recommande le partage du pays. Cette proposition est rejetée par le Mufti de Jérusalem, mais après de nombreux débats, le partage est accepté par les responsables sionistes, avec l'espoir d'en améliorer les frontières dans le futur.

> 1945
A la fin de la Seconde Guerre mondiale, des réfugiés juifs, rescapés des camps nazis, immigrent en masse en Palestine. Cette immigration illégale, en vertu des dispositions du Livre Blanc, est combattue par l'Angleterre.

> 1947
Incapable de concilier les revendications contradictoires des communautés juive et arabe, le gouvernement britannique charge l'ONU de régler la question. Un plan de partage est alors proposé au vote de l'ONU. Mis en place par la résolution 181, ce plan de partage prévoit un Etat juif, un Etat arabe et une zone « sous régime international et particulier ». Israël possèderait 55 % du territoire et la zone internationale comprendrait les lieux saints que sont Bethléem et Jérusalem. Les onze nations arabes prenant part au vote sont contre le plan de partage. Les Etats-Unis et l’URSS sont, eux, favorables au partage. Au terme d'un vote extrêmement serré, le plan de partage est adopté le 29 novembre par 33 voix pour, 13 contre et 10 abstentions.
Des affrontements entre juifs et arabes explosent dès les jours qui suivent le vote de l'ONU.

La proclamation de l'Etat d'Israël 

> 1948
A la date du 14 mai, le mandat britannique expire. David Ben Gourion proclame la création de l’Etat d'Israël, reconnu par Moscou et Washington. L'ancien Etat d'Israël avait disparu en 70 après Jésus Christ, lorsque Jérusalem avait été détruite par les Romains.
L’annonce provoque l’entrée en guerre immédiate des Etats arabes. Les armées d'Egypte, de Jordanie, de Syrie, du Liban et d'Irak envahissent le pays. C'est la première guerre israélo-arabe. Après quelques revers, l’armée israélienne, mieux équipée et mieux organisée, reprend le dessus de la bataille. Les combats s’accompagnent de l’exode de 800 000 réfugiés palestiniens, fuyant les actes d’intimidation ou d’expulsion, craignant des actes atroces amplifiés par la propagande.

> 1949
La première guerre israélo-arabe se conclut par une victoire d’Israël. Israël repousse ses frontières dessinées par l’ONU et occupe désormais la partie ouest de Jérusalem, devenue capitale. La Cisjordanie est rattachée à la Jordanie et la bande de Gaza revient à l'Egypte.
Les 800 000 réfugiés arabes palestiniens se retrouvent dans des camps de réfugiés situés en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, au Liban, en Jordanie et en Syrie. L'ONU vote la résolution 194 proclamant le "droit au retour" ou  le droit à une indemnisation des réfugiés palestiniens.

> 1950
La Knesset, le parlement israélien, vote la "loi sur le retour" qui accorde la citoyenneté israélienne à tout juif qui la demande. De nombreux réfugiés juifs reviennent alors des pays arabes où ils étaient menacés. La population juive s’accroît considérablement.
Israël devient membre des Nations Unies. Les Etats arabes ne reconnaissent pas son existence. A Jérusalem-Est, les lieus saints sont interdits aux Israéliens.

> 1956
Désireux de renforcer l’union entre les pays arabes, l’Egyptien Gamal Abdel Nasser nationalise le Canal de Suez. Israël, la Grande-Bretagne et la France s’y opposent et mènent conjointement la campagne du Sinaï. Mais une pression simultanée des Etats-Unis et de l’URSS les contraint au repli. Cet échec marque la chute de l’influence des anciennes puissances coloniales dans la région.

> 1959
Au Koweït, Yasser Arafat fonde le Fatah. Cette organisation, mouvement de libération de la Palestine, prône la lutte armée et défend l’action du peuple palestinien.

> 1964
Du 13 au 17 janvier, se tient au Caire le premier sommet des chefs d’Etats arabes, marquant ainsi l’espoir d’une unité arabe et posant les bases d’une entité palestinienne. Le 29 juin, à Jérusalem, s’ouvre le premier Congrès national palestinien. Il vote la création de l'OLP (Organisation de Libération de la Palestine) et nomme son dirigeant : Ahmed Choukeiry.

> 1967
Les tensions frontalières entre Israël et la Syrie augmentent. La propagande soviétique proclame alors qu'Israël est en train de préparer une guerre totale contre Damas. Ces déclarations forcent l'Egypte, en vertu du traité d'assistance mutuelle signé par les deux pays, à apporter son soutien à la Syrie. Dès le 14 mai, les forces égyptiennes pénètrent dans le Sinaï. Trois jours plus tard, l'Egypte demande l'évacuation des forces de l'ONU et ferme le détroit de Tiran aux bateaux israéliens, un acte présenté par Israël comme "casus belli". 
Du 5 au 11 juin, c’est la guerre des Six Jours. Elle se conclut sur une victoire militaire d'Israël qui a conquis le Sinaï, la bande de Gaza, la Cisjordanie, et le plateau du Golan. Ainsi, les Israéliens peuvent à nouveau accéder à la vielle ville de Jérusalem et prier au Mur des lamentations.
Du 29 août au 3 septembre, les Etats arabes, réunis en sommet au Soudan, proclament les trois "non" de Khartoum : non à la paix avec Israël, non à la reconnaissance d'Israël, non à toute négociation avec Israël. Le sommet de Khartoum consacre l'émergence de l'OLP et fixe les sommes que doivent lui verser annuellement les pays pétroliers.
Le 22 novembre, l'ONU adopte la résolution 242 qui demande l'instauration d'une paix juste et durable au Proche-Orient, le droit pour les Etats de la région de vivre en paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues, et le retrait des territoires occupés à l'issue du conflit.

> 1968
Du 1er au 4 février se tient le 5e Conseil national palestinien, au cours duquel Yasser Arafat est désigné Président de l'OLP.

> 1970
Le roi Hussein, qui voit son pouvoir menacé par l'OLP, chasse les militaires palestiniens de Jordanie par une répression sanglante de son armée jusque dans les camps de réfugiés. De cet événement, émerge Septembre Noir, un nom de couverture pour des opérations sanglantes de l’OLP et du Fatah.

> 1972
Le groupe terroriste palestinien Septembre Noir devient tristement célèbre lors des Jeux Olympiques de Munich en assassinant, le 5 septembre, onze sportifs de la délégation israélienne.

> 1973
Le jour de Yom Kippour, le plus sacré du calendrier juif, les armées syriennes et égyptiennes attaquent simultanément Israël. Leur objectif :reconquérir les territoires occupés. La guerre du Kippour, aussi appelée guerre d'Octobre ou guerre du Ramadan, est déclarée. Totalement prises au dépourvu, les forces israéliennes sont d'abord submergées, mais parviennent finalement à reprendre le contrôle de la situation. Elles remportent la victoire.

> 1974
L'OLP obtient le statut d'observateur à l'ONU.

> 1977
Le 20 novembre, le président égyptien Anouar el Sadate, en visite à Jérusalem, prononce un discours devant la Knesset. Il exhorte le parlement israélien à échanger les territoires contre la paix. Cette avancée historique préfigure les accords de Camp David.

De Camp David à Camp David, le temps des accords de paix 

> 1978
Les accords de Camp David sont signés le 17 septembre entre l'Egypte, Israël et les Etats-Unis. D’une part, ils autorisent la récupération par l’Egypte du Sinaï, l’établissement de relations diplomatiques entre Israël et l’Egypte et la reconnaissance d’un droit légitime des Palestiniens. D’autre part, les accords de Camp David prévoient un régime d’autonomie substantielle en Cisjordanie et à Gaza. Cette dernière disposition n’a jamais été appliquée.

> 1979
L'Egypte et Israël signent un traité de paix. Le Sinaï est restitué à l'Egypte, qui alors reconnaît Israël. Le Premier ministre Menahem Begin et le Président Sadate reçoivent tous deux le prix Nobel de la paix. Le président égyptien sera assassiné en 1981 par un islamiste.

> 1980
La Knesset adopte la "loi de Jérusalem" : la ville est alors déclarée capitale éternelle du peuple juif.

> 1982
Le 6 juin, Israël déclenche l’opération « Paix en Galilée » et envahit le Liban. L’objectif : mettre fin aux attaques palestiniennes depuis le Sud-Liban. L’armée assiège Beyrouth, obligeant l’OLP à se réfugier à Tunis en août. Nouvellement élu à la tête du Liban, le président Béchir Gemayel est très vite assassiné. En guise de représailles, les milices libanaises chrétiennes investissent les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila et massacrent un millier de civils. L’armée israélienne ne réagit pas.
Les accords de paix entre le Liban, en guerre civile et Israël seront signés le 17 mai 1983.

> 1985
L’armée israélienne se retire du Liban, à l’exception de la « zone de sécurité » du sud. En effet, les groupes armés présents au Liban sud, le Hezbollah notamment, attaquent régulièrement le nord d’Israël.

> 1987
En décembre débute l’Intifada ou "guerre des pierres", une résistance populaire conduite par les Palestiniens de l’intérieur. Elle naît d’abord à Gaza puis s’étend à toute la Cisjordanie.

> 1988
Lors du 19ème Conseil National Palestinien, l'OLP se déclare prête à instaurer "une autorité nationale indépendante" en bon voisinage avec Israël. Il s'agit d'une reconnaissance implicite d'Israël.
Yasser Arafat,  lors d’un discours prononcé devant l’Assemblée générale des Nations unies, reprend les déclarations du CNP et réaffirme sa condamnation du terrorisme sous toutes ses formes. Cette position de conciliation pousse Washington à accepter l’ouverture d’un "dialogue substantiel" avec l’organisation palestinienne. 
Par ailleurs, la Jordanie renonce officiellement à sa souveraineté sur la Cisjordanie au profit de l'OLP.

> 1990
La Guerre du Golfe éclate dès le 2 août, suite à l'invasion du Koweït par l'armée irakienne. L'OLP soutient l'Irak qui multiplie les bombardements sur Israël. Mais Israël a choisi de ne pas riposter afin d’éviter l'embrasement du Proche-Orient De leur côté, les Etats-Unis engagent de grandes manœuvres pour parvenir à une paix globale dans cette région.

> 1991
Lors de la Conférence de Madrid, les Etats-Unis et l’URSS réussissent l’exploit de réunir autour d’une même table la plupart des pays arabes, Israël et des représentants palestiniens.
Deux forums séparés sont organisés : ils mobilisent Israël et des représentants palestiniens d’un côté et Israël et ses voisins arabes de l’autre. C’est la naissance d’un long processus de négociation.

> 1992
Elections législatives en Israël : les travaillistes remportent la majorité des suffrages. Itzhak Rabin est alors nommé Premier ministre, Shimon Peres ministre des Affaires Etrangères.

> 1993
Dès janvier, Israël et l'OLP entament des négociations secrètes à Oslo. Une "Déclaration de principe sur les arrangements intérimaires d’autonomie " est adoptée. Elle conduit en septembre à la reconnaissance mutuelle d’Israël et de l’OLP. Le 13 septembre, les accords d'Oslo sont signés à Washington. Ils prévoient une autonomie palestinienne progressive sur les territoires de Cisjordanie et Gaza et un règlement définitif du conflit, à l'issue d'une période de cinq ans. C’est alors l’historique poignée de main Rabin-Arafat.

> 1994
Malgré quelques incidents, le processus de paix avance : Arafat et Rabin signent l’Accord de Paris sur les questions économiques puis en mai l’accord d’autonomie Gaza-Jéricho du Caire. C’est cet année que Yasser Arafat, Itzhak Rabin et Shimon Peres recevront le prix Nobel de la Paix.
Le processus de réconciliation s’étend aux pays arabes et le 26 octobre, la Jordanie et Israël signent un traité de paix.

> 1995
Le 28 septembre sont signés à Washington des accords sur l'extension de l'autonomie de la Palestine : il s’agit des accords d’Oslo II.
Le Premier ministre Itzhak Rabin est assassiné le 4 novembre par un étudiant israélien d’extrême droite. Il est remplacé par Shimon Peres.

> 1996
Le 20 janvier se tiennent les élections palestiniennes : Yasser Arafat est élu Président de l'Autorité Palestinienne.
Le Conseil National Palestinien élimine alors de sa charte tous les articles niant le droit à l'existence d'Israël. Mais cela n’empêche pas une recrudescence des affrontements : les attentats du Hamas font de nombreux morts alors que Shimon Peres déclenche l’opération "Raisins de la colère", autorisant une intervention militaire contre le hezbollah au sud du Liban. Cette offensive provoque la mort d’une centaine de civils.
Israël organise des élections législatives : la droite remporte la victoire, Netanyahou est alors nommé Premier ministre. Le gouvernement Netanyahou accélère la création ou l'extension d’implantations juives.

> 1998
Signature le 23 octobre des accords de Wye River : ils prévoient une autonomie palestinienne supplémentaire de 13% du territoire de Cisjordanie.

> 1999
Israël prépare de nouvelles élections qui se concluent par une victoire des travaillistes. Ehoud Barak devient Premier ministre.

Le recul des illusions 

> 2000
Le sommet de Camp David est destiné à aboutir à un accord de paix définitif, en abordant toutes les questions laissées en suspens par les accords d'Oslo (délimitation des territoires, partage de Jérusalem, sort des réfugiés palestiniens). Ce sommet est un échec total, aucun accord n’ayant été trouvé sur aucun des thèmes abordés. Mais c'est la première fois que ces thèmes sont officiellement débattus par des représentants des deux peuples.
Le 28 septembre, le chef du Likoud, Ariel Sharon, se rend sur l'Esplanade des Mosquées à Jérusalem. Cette provocation permet notamment à l'Autorité Palestinienne de déclencher l'Intifada "Al-Aqsa", la 2e Intifada.
Ehoud Barak, discrédité par l'échec du sommet de Camp David et par le regain de la violence palestinienne, démissionne et annonce la tenue d'élections anticipées.

> 2001
Le 6 février, porté par le désarroi du peuple israélien, Ariel Sharon remporte les élections.

> 2002
En juin, le gouvernement d’Ariel Sharon lance la construction d’une « barrière de séparation » qui suit plus ou moins la Ligne verte, une limite entre la Cisjordanie et les territoires israéliens. Le but est d’empêcher l’entrée de terroristes en Israël.
Six des sept villes autonomes de Cisjordanie sont réoccupées par Israël. Yasser Arafat est encerclé par l’armée israélienne et assigné à résidence dans son QG à Ramallah.
En décembre, les Etats-Unis, la Russie, l’Union Européenne et les Nations Unies établissent une « Feuille de route ». Il s’agit d’une nouvelle initiative diplomatique pour calmer les tensions en Proche-Orient.

> 2003
Le numéro 2 de l’OLP, Mahmoud Abbas est investi Premier ministre de l’Autorité palestinienne, jusqu’en septembre où il sera remplacé par Ahmed Qorei.
Israël et l’OLP accepte chacune la « Feuille de route ». En novembre, une initiative de paix se concrétise même à Genève, entre Yossin Bellin, politicien israélien, et Yasser Abed Rabbo, politicien arabe.

> 2004
Plan d’Ariel Sharon de désengagement de la bande de Gaza : plus de 17 colonies israéliennes seront évacuées.
Yasser Arafat meurt le 11 novembre.

> 2005
- Le 9 janvier 2005, Mahmud Abbas a été élu Président de l'Autorité palestinienne avec 61% des voix. Mustapha Barghouthi, son rival le plus proche, n'a fait que 20%. Plus de 60% des électeurs ont participé au scrutin malgré les difficultés inhérentes à l'occupation israélienne et le boycott des groupes islamistes.

- La Conférence de Charm el-Cheikh - Après son élection, le Président palestinien Mahmoud Abbas a appelé les groupes palestiniens à arrêter la violence et a négocié un accord de trêve. La police palestinienne a été déployée à travers gaza avec l'ordre explicite d'empêcher les attaques terroristes. Les parties se sont entendues sur une Conférence au sommet en Egypte, à Charm el-Cheikh, le 8 février 2005. Le roi Abdullah de Jordanie et le Président Hosni Moubarak y ont participé avec les leaders israélien et palestinien. Les deux camps ont annoncé la fin de la violence. Israël relâchera plus de 900 prisonniers palestiniens et se retirera graduellement de villes palestiniennes selon les journaux. L'Egypte et la Jordanie ont annoncé qu'ils renvoyaient leur ambassadeur en Israël. L'Intifada est considérée terminée. Cependant, comme pour les autres conférences de ce type, la paix a très vite été brisée par un attentat suicide à Tel Aviv, le 25 février, sans doute perpétré par une cellule du Jihad islamique, dirigée depuis Damas. Israël a annoncé qu'il gelait la transmission prévue de villes de Palestine à la sécurité palestinienne. Mahmud Abbas a condamné l'attentat et l'Autorité palestinienne a procédé à quelques arrestations.

- La Conférence de Londres du 1er mars 2005 - Organisée par le Royaume Uni, elle a eu lieu à Londres. Son but était d'organiser l'aide financière au gouvernement palestinien et d'aider à l'organisation des forces de sécurité palestinienne. Israël n'a pas assisté à la conférence et elle ne devait pas traiter directement des questions bilatérales. Cependant, le Président Abbas a déclaré que terminer l'occupation et arriver à un accord de paix était le but prioritaire des Palestiniens.

- Avants-postes illégaux - en mars 2005, le gouvernement israélien a accepté un rapport sur les avants-postes illégaux qu'il avait fait préparer par Talia Sasson.  Le rapport analyse le statut d'un grand nombre d'avants postes illégaux, construits en Cisjordanie depuis mars 2001, sans permis ni autorisation de l'Etat. Il décrit l'illégalité systématique et les détournements de fonds utilisés pour les financer. Il y a entre 20 et 30 de ces avants-postes qui auraient dû être évacués selon la Feuille de route. Les décisions répétées du gouvernement et les tentatives de les évacuer sont restées vaines. Le gouvernement a formé un comité pour étudier le rapport, sans prendre d'action.

- Le 21 juin 2005, Sharon et Abbas se sont enfin rencontrés. Le seul résultat a été l'annonce par Sharon que l'Autorité palestinienne acceptait une coordination pour le désengagement de Gaza. Israël a refusé les concessions en matière de sécurité tant que les Palestiniens n'agissaient pas contre les terroristes et l'Autorité palestinienne a refusé d'agir de manière effective contre les terroristes. Après la publication du communiqué, l'Autorité palestinienne a exprimé son profond désappointement. Les Palestiniens ont annoncé qu'un grand nombre de " terroristes recherchés " avaient accepté d'entrer dans la police palestinienne. Israël a publié qu'il avait convaincu USAID de donner 500 millions USD d'équipements médicaux aux hôpitaux palestiniens. De son côté, les Etats Unis ont levé l'interdiction pour leur personnel diplomatique de visiter Gaza. Elle avait été prise 18 mois auparavant suite à la mort d'officiels de l'AID dans un attentat terroriste.


- Le 12 septembre. Fin du retrait Israélien de la bande de Gaza.
Moins d’un mois après l’évacuation des derniers colons et après trente-huit ans de présence, l’armée israélienne quitte la Bande de Gaza.

> 2006
- Le 25 janvier
 
Victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes.
Dossier de Palestine Solidarité sur ces élections  >>

- Du 12 juillet au 14 août 
Israël attaque et détruit une partie du Liban

- 1er novembre
Israël attaque le nord de la bande de Gaza et notamment le ville de Beit Hanoun causant plus de 50 morts et 200 blessés en quatre jours.

- 26 novembre
Accord sur un cessez-le-feu dans la bande de Gaza.
Le Conseiller présidentiel, Nabil Abu Rdeineh, a annoncé que toutes les factions palestiniennes avaient convenu sur une trêve, et sur l'arrêt des projectiles artisanaux à partir de dimanche matin, à 6 AM. L'annonce est venue au cours d'une réunion avec le Président Abbas dans la bande de Gaza.
Il a ajouté que le Président Abbas avait des entretiens avec le premier ministre israélien Ehud Olmert, qui a exprimé l'approbation pour une telle trêve.

>2007
- 17 mars - Formation d'un nouveau gouvernement d'union nationale

(Reuters) - Le Conseil législatif palestinien a accordé samedi à la quasi-unanimité des députés prenant part au vote sa confiance au gouvernement d’unité nationale présenté jeudi à Mahmoud Abbas par le Premier ministre Ismaïl Haniyeh, qui aussitôt prêté serment devant le président palestinien.

- 14 juin - Ismaïl Haniyeh limogé par Mahmoud Abbas
Le ministre des finances Salam Fayyad, un indépendant, a été choisi comme nouveau premier ministre palestinien, a fait savoir vendredi 15 juin à la chaîne de télévision Al-Jazeera Nabil Amr, un collaborateur du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Cette annonce a ensuite été confirmée à l'Associated Press par le négociateur palestinien Saeb Erekat.
Salam Fayyad, un homme très respecté par la communauté internationale, va remplacer Ismail Haniyeh, du Hamas, qui a été limogé jeudi par Mahmoud Abbas, après la prise de contrôle par la force de Gaza par le Mouvement de la résistance islamique.

- 19 septembre - Israël déclare Gaza "entité hostile".
« Une entité hostile ». C'est sous ce qualificatif que les Israéliens désignent désormais officiellement la Bande de Gaza. Une décision prise le 19 septembre à l'issue d'un vote du cabinet de sécurité israélien. La Bande de Gaza, contrôlée désormais par le Hamas, devra désormais se voir imposer des sanctions économiques. Une réaction face aux attaques menées par les militants palestiniens depuis la Bande de Gaza.

- 27 novembre - La conférence d'Annapolis 
Voir le dossier
Texte de la déclaration commune israélo-palestinienne

- 17 décembre - La conférence de Paris décide une aide de 7,4 milliards de dollars pour les Palestiniens

> 2008
Fin février - début mars

Opération "Hiver rude" à Gaza : 116 martyrs dont 39 enfants, 15 femmes et 2 secouristes.
350 citoyens ont été blessés dont 92 enfants et 42 femmes.
Source : CPI

- 18 juin
Israël et le Hamas ont accepté une trêve dans la bande de Gaza qui prendra effet jeudi 19 avec notamment l'ouverture des passages à Gaza et l'arrêt des tirs de roquettes.

 

Nota : Le paragraphe 2005 est sous Copyright 2005 par MidEastweb pour Coexistence RA, et par Ami Isseroff et Paul Fays " et a été repris avec leur aimable autorisation.
Histoire du conflit israélo-palestinien au  http://www.mideastweb.org/main-fr.htm du Réseau Moyen Orient. 


 Sources : 
 
http://www.ipc.gov.ps/ipc_new/france/details.asp?name=17692
 http://www.ina.fr/voir_revoir/israel-palestine/chronologie.fr.html
 http://www.linternaute.com/histoire/categorie/133/a/1/1/conflit_israelo-palestinien.shtml
 http://www.mideastweb.org/fr-histoire.htm#recent


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