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Chronologie de 1917 à nos jours
Le mandat britannique
> 1917
Le 11 décembre, le général anglais Allenby entre à Jérusalem.
> 1918
L’armée anglaise occupe déjà la totalité de la Palestine,
c’est la fin de la domination ottomane.
>1920
Lors de la conférence de San Remo, les alliés se partagent les
territoires. La Syrie et le Liban passent sous contrôle français,
la Palestine et l'Irak sous contrôle anglais.
> 1923
La Société des Nations confirme le mandat britannique sur la
Palestine, mais la région située à l'est du Jourdain est exclue
de la Palestine et du mandat : les Anglais, pour tempérer le non
respect des engagements vis-à-vis de la famille Hussein, créent la
Transjordanie et l'attribuent à l'émir Abdallah, un autre fils du
roi Hussein.
> 1931
Au 17e Congrès sioniste, Jabotinsky, leader du mouvement extrémiste
juif "révisionniste", exige le vote d'une résolution
consacrant comme but final la création d'un état juif en
Palestine. Cette résolution est rejetée et le mouvement "révisionniste"
entre en dissidence. En effet, en 1931 encore, les leader sionistes
(Haim Weitzmann, Victor Arlosoroff) s'interrogent sur la possibilité
d'un Etat binational sur un même territoire.
> 1935
Les partis politiques arabes de Palestine présentent aux
Britanniques trois revendications, qui vont devenir les objectifs de
la grève générale et des émeutes de 1936 : l'arrêt de
l'immigration juive, l'interdiction de la vente des terres aux
sionistes et l'autonomie d'une administration désignée sur une
base majoritaire.
> 1936
Une grande révolte arabe se soulève : émeutes anti-juifs à
Tel-Aviv, bombes dans les autobus, incendies, grève générale dans
le pays, affrontements avec les militaires britanniques et massacres
sont destinés à renverser le Mufti de Jérusalem.
> 1937
A la suite de ces troubles, la première commission d'enquête
sur les "violences aux Proche-Orient" ( la Commission
britannique Peel) recommande le partage du pays. Cette proposition
est rejetée par le Mufti de Jérusalem, mais après de nombreux débats,
le partage est accepté par les responsables sionistes, avec
l'espoir d'en améliorer les frontières dans le futur.
> 1945
A la fin de la Seconde Guerre mondiale, des réfugiés juifs,
rescapés des camps nazis, immigrent en masse en Palestine. Cette
immigration illégale, en vertu des dispositions du Livre Blanc, est
combattue par l'Angleterre.
> 1947
Incapable de concilier les revendications contradictoires des
communautés juive et arabe, le gouvernement britannique charge
l'ONU de régler la question. Un plan de partage est alors proposé
au vote de l'ONU. Mis en place par la résolution 181, ce plan de
partage prévoit un Etat juif, un Etat arabe et une zone « sous
régime international et particulier ». Israël possèderait
55 % du territoire et la zone internationale comprendrait les lieux
saints que sont Bethléem et Jérusalem. Les onze nations arabes
prenant part au vote sont contre le plan de partage. Les Etats-Unis
et l’URSS sont, eux, favorables au partage. Au terme d'un vote
extrêmement serré, le plan de partage est adopté le 29 novembre
par 33 voix pour, 13 contre et 10 abstentions.
Des affrontements entre juifs et arabes explosent dès les jours qui
suivent le vote de l'ONU.
La proclamation de l'Etat d'Israël
> 1948
A la date du 14 mai, le mandat britannique expire. David Ben
Gourion proclame la création de l’Etat d'Israël, reconnu par
Moscou et Washington. L'ancien Etat d'Israël avait disparu en 70
après Jésus Christ, lorsque Jérusalem avait été détruite par
les Romains.
L’annonce provoque l’entrée en guerre immédiate des Etats
arabes. Les armées d'Egypte, de Jordanie, de Syrie, du Liban et
d'Irak envahissent le pays. C'est la première guerre israélo-arabe.
Après quelques revers, l’armée israélienne, mieux équipée et
mieux organisée, reprend le dessus de la bataille. Les combats
s’accompagnent de l’exode de 800 000 réfugiés palestiniens,
fuyant les actes d’intimidation ou d’expulsion, craignant des
actes atroces amplifiés par la propagande.
> 1949
La première guerre israélo-arabe se conclut par une victoire
d’Israël. Israël repousse ses frontières dessinées par l’ONU
et occupe désormais la partie ouest de Jérusalem, devenue
capitale. La Cisjordanie est rattachée à la Jordanie et la bande
de Gaza revient à l'Egypte.
Les 800 000 réfugiés arabes palestiniens se retrouvent dans des
camps de réfugiés situés en Cisjordanie, dans la bande de Gaza,
au Liban, en Jordanie et en Syrie. L'ONU vote la résolution 194
proclamant le "droit au retour" ou le droit à une
indemnisation des réfugiés palestiniens.
> 1950
La Knesset, le parlement israélien, vote la "loi sur le
retour" qui accorde la citoyenneté israélienne à tout juif
qui la demande. De nombreux réfugiés juifs reviennent alors des
pays arabes où ils étaient menacés. La population juive s’accroît
considérablement.
Israël devient membre des Nations Unies. Les Etats arabes ne
reconnaissent pas son existence. A Jérusalem-Est, les lieus saints
sont interdits aux Israéliens.
> 1956
Désireux de renforcer l’union entre les pays arabes, l’Egyptien
Gamal Abdel Nasser nationalise le Canal de Suez. Israël, la
Grande-Bretagne et la France s’y opposent et mènent conjointement
la campagne du Sinaï. Mais une pression simultanée des Etats-Unis
et de l’URSS les contraint au repli. Cet échec marque la chute de
l’influence des anciennes puissances coloniales dans la région.
> 1959
Au Koweït, Yasser Arafat fonde le Fatah. Cette organisation,
mouvement de libération de la Palestine, prône la lutte armée et
défend l’action du peuple palestinien.
> 1964
Du 13 au 17 janvier, se tient au Caire le premier sommet des
chefs d’Etats arabes, marquant ainsi l’espoir d’une unité
arabe et posant les bases d’une entité palestinienne. Le 29 juin,
à Jérusalem, s’ouvre le premier Congrès national palestinien.
Il vote la création de l'OLP (Organisation de Libération de la
Palestine) et nomme son dirigeant : Ahmed Choukeiry.
> 1967
Les tensions frontalières entre Israël et la Syrie augmentent.
La propagande soviétique proclame alors qu'Israël est en train de
préparer une guerre totale contre Damas. Ces déclarations forcent
l'Egypte, en vertu du traité d'assistance mutuelle signé par les
deux pays, à apporter son soutien à la Syrie. Dès le 14 mai, les
forces égyptiennes pénètrent dans le Sinaï. Trois jours plus
tard, l'Egypte demande l'évacuation des forces de l'ONU et ferme le
détroit de Tiran aux bateaux israéliens, un acte présenté par
Israël comme "casus belli".
Du 5 au 11 juin, c’est la guerre des Six Jours. Elle se conclut
sur une victoire militaire d'Israël qui a conquis le Sinaï, la
bande de Gaza, la Cisjordanie, et le plateau du Golan. Ainsi, les
Israéliens peuvent à nouveau accéder à la vielle ville de Jérusalem
et prier au Mur des lamentations.
Du 29 août au 3 septembre, les Etats arabes, réunis en sommet au
Soudan, proclament les trois "non" de Khartoum : non à la
paix avec Israël, non à la reconnaissance d'Israël, non à toute
négociation avec Israël. Le sommet de Khartoum consacre l'émergence
de l'OLP et fixe les sommes que doivent lui verser annuellement les
pays pétroliers.
Le 22 novembre, l'ONU adopte la résolution 242 qui demande
l'instauration d'une paix juste et durable au Proche-Orient, le
droit pour les Etats de la région de vivre en paix à l'intérieur
de frontières sûres et reconnues, et le retrait des territoires
occupés à l'issue du conflit.
> 1968
Du 1er au 4 février se tient le 5e Conseil national
palestinien, au cours duquel Yasser Arafat est désigné Président
de l'OLP.
> 1970
Le roi Hussein, qui voit son pouvoir menacé par l'OLP, chasse
les militaires palestiniens de Jordanie par une répression
sanglante de son armée jusque dans les camps de réfugiés. De cet
événement, émerge Septembre Noir, un nom de couverture pour des
opérations sanglantes de l’OLP et du Fatah.
> 1972
Le groupe terroriste palestinien Septembre Noir devient
tristement célèbre lors des Jeux Olympiques de Munich en
assassinant, le 5 septembre, onze sportifs de la délégation israélienne.
> 1973
Le jour de Yom Kippour, le plus sacré du calendrier juif, les
armées syriennes et égyptiennes attaquent simultanément Israël.
Leur objectif :reconquérir les territoires occupés. La guerre
du Kippour, aussi appelée guerre d'Octobre ou guerre du Ramadan,
est déclarée. Totalement prises au dépourvu, les forces israéliennes
sont d'abord submergées, mais parviennent finalement à reprendre
le contrôle de la situation. Elles remportent la victoire.
> 1974
L'OLP obtient le statut d'observateur à l'ONU.
> 1977
Le 20 novembre, le président égyptien Anouar el Sadate, en
visite à Jérusalem, prononce un discours devant la Knesset. Il
exhorte le parlement israélien à échanger les territoires contre
la paix. Cette avancée historique préfigure les accords de Camp
David.
De Camp David à Camp David, le temps des accords
de paix
> 1978
Les accords de Camp David sont signés le 17 septembre entre l'Egypte,
Israël et les Etats-Unis. D’une part, ils autorisent la récupération
par l’Egypte du Sinaï, l’établissement de relations
diplomatiques entre Israël et l’Egypte et la reconnaissance
d’un droit légitime des Palestiniens. D’autre part, les accords
de Camp David prévoient un régime d’autonomie substantielle en
Cisjordanie et à Gaza. Cette dernière disposition n’a jamais été
appliquée.
> 1979
L'Egypte et Israël signent un traité de paix. Le Sinaï est
restitué à l'Egypte, qui alors reconnaît Israël. Le Premier
ministre Menahem Begin et le Président Sadate reçoivent tous deux
le prix Nobel de la paix. Le président égyptien sera assassiné en
1981 par un islamiste.
> 1980
La Knesset adopte la "loi de Jérusalem" : la
ville est alors déclarée capitale éternelle du peuple juif.
> 1982
Le 6 juin, Israël déclenche l’opération « Paix en
Galilée » et envahit le Liban. L’objectif : mettre fin
aux attaques palestiniennes depuis le Sud-Liban. L’armée assiège
Beyrouth, obligeant l’OLP à se réfugier à Tunis en août.
Nouvellement élu à la tête du Liban, le président Béchir
Gemayel est très vite assassiné. En guise de représailles, les
milices libanaises chrétiennes investissent les camps de réfugiés
palestiniens de Sabra et Chatila et massacrent un millier de civils.
L’armée israélienne ne réagit pas.
Les accords de paix entre le Liban, en guerre civile et Israël
seront signés le 17 mai 1983.
> 1985
L’armée israélienne se retire du Liban, à l’exception de
la « zone de sécurité » du sud. En effet, les groupes
armés présents au Liban sud, le Hezbollah notamment, attaquent régulièrement
le nord d’Israël.
> 1987
En décembre débute l’Intifada ou "guerre des
pierres", une résistance populaire conduite par les
Palestiniens de l’intérieur. Elle naît d’abord à Gaza puis
s’étend à toute la Cisjordanie.
> 1988
Lors du 19ème Conseil National Palestinien, l'OLP se déclare
prête à instaurer "une autorité nationale indépendante"
en bon voisinage avec Israël. Il s'agit d'une reconnaissance
implicite d'Israël.
Yasser Arafat, lors d’un discours prononcé devant l’Assemblée
générale des Nations unies, reprend les déclarations du CNP et réaffirme
sa condamnation du terrorisme sous toutes ses formes. Cette position
de conciliation pousse Washington à accepter l’ouverture d’un
"dialogue substantiel" avec l’organisation
palestinienne.
Par ailleurs, la Jordanie renonce officiellement à sa souveraineté
sur la Cisjordanie au profit de l'OLP.
> 1990
La Guerre du Golfe éclate dès le 2 août, suite à l'invasion
du Koweït par l'armée irakienne. L'OLP soutient l'Irak qui
multiplie les bombardements sur Israël. Mais Israël a choisi de ne
pas riposter afin d’éviter l'embrasement du Proche-Orient De leur
côté, les Etats-Unis engagent de grandes manœuvres pour parvenir
à une paix globale dans cette région.
> 1991
Lors de la Conférence de Madrid, les Etats-Unis et l’URSS réussissent
l’exploit de réunir autour d’une même table la plupart des
pays arabes, Israël et des représentants palestiniens.
Deux forums séparés sont organisés : ils mobilisent Israël
et des représentants palestiniens d’un côté et Israël et ses
voisins arabes de l’autre. C’est la naissance d’un long
processus de négociation.
> 1992
Elections législatives en Israël : les travaillistes
remportent la majorité des suffrages. Itzhak Rabin est alors nommé
Premier ministre, Shimon Peres ministre des Affaires Etrangères.
> 1993
Dès janvier, Israël et l'OLP entament des négociations secrètes
à Oslo. Une "Déclaration de principe sur les arrangements intérimaires
d’autonomie " est adoptée. Elle conduit en septembre à
la reconnaissance mutuelle d’Israël et de l’OLP. Le 13
septembre, les accords d'Oslo sont signés à Washington. Ils prévoient
une autonomie palestinienne progressive sur les territoires de
Cisjordanie et Gaza et un règlement définitif du conflit, à
l'issue d'une période de cinq ans. C’est alors l’historique
poignée de main Rabin-Arafat.
> 1994
Malgré quelques incidents, le processus de paix avance :
Arafat et Rabin signent l’Accord de Paris sur les questions économiques
puis en mai l’accord d’autonomie Gaza-Jéricho du Caire. C’est
cet année que Yasser Arafat, Itzhak Rabin et Shimon Peres recevront
le prix Nobel de la Paix.
Le processus de réconciliation s’étend aux pays arabes et le 26
octobre, la Jordanie et Israël signent un traité de paix.
> 1995
Le 28 septembre sont signés à Washington des accords sur
l'extension de l'autonomie de la Palestine : il s’agit des accords
d’Oslo II.
Le Premier ministre Itzhak Rabin est assassiné le 4 novembre par un
étudiant israélien d’extrême droite. Il est remplacé par
Shimon Peres.
> 1996
Le 20 janvier se tiennent les élections palestiniennes : Yasser
Arafat est élu Président de l'Autorité Palestinienne.
Le Conseil National Palestinien élimine alors de sa charte tous les
articles niant le droit à l'existence d'Israël. Mais cela n’empêche
pas une recrudescence des affrontements : les attentats du Hamas
font de nombreux morts alors que Shimon Peres déclenche l’opération
"Raisins de la colère", autorisant une intervention
militaire contre le hezbollah au sud du Liban. Cette offensive
provoque la mort d’une centaine de civils.
Israël organise des élections législatives : la droite remporte
la victoire, Netanyahou est alors nommé Premier ministre. Le
gouvernement Netanyahou accélère la création ou l'extension
d’implantations juives.
> 1998
Signature le 23 octobre des accords de Wye River : ils prévoient
une autonomie palestinienne supplémentaire de 13% du territoire de
Cisjordanie.
> 1999
Israël prépare de nouvelles élections qui se concluent
par une victoire des travaillistes. Ehoud Barak devient Premier
ministre.
Le recul des illusions
> 2000
Le sommet de Camp David est destiné à aboutir à un accord de
paix définitif, en abordant toutes les questions laissées en
suspens par les accords d'Oslo (délimitation des territoires,
partage de Jérusalem, sort des réfugiés palestiniens). Ce sommet
est un échec total, aucun accord n’ayant été trouvé sur aucun
des thèmes abordés. Mais c'est la première fois que ces thèmes
sont officiellement débattus par des représentants des deux
peuples.
Le 28 septembre, le chef du Likoud, Ariel Sharon, se rend sur
l'Esplanade des Mosquées à Jérusalem. Cette provocation permet
notamment à l'Autorité Palestinienne de déclencher l'Intifada
"Al-Aqsa", la 2e Intifada.
Ehoud Barak, discrédité par l'échec du sommet de Camp David et
par le regain de la violence palestinienne, démissionne et annonce
la tenue d'élections anticipées.
> 2001
Le 6 février, porté par le désarroi du peuple israélien,
Ariel Sharon remporte les élections.
> 2002
En juin, le gouvernement d’Ariel Sharon lance la construction
d’une « barrière de séparation » qui suit plus ou
moins la Ligne verte, une limite entre la Cisjordanie et les
territoires israéliens. Le but est d’empêcher l’entrée de
terroristes en Israël.
Six des sept villes autonomes de Cisjordanie sont réoccupées par
Israël. Yasser Arafat est encerclé par l’armée israélienne et
assigné à résidence dans son QG à Ramallah.
En décembre, les Etats-Unis, la Russie, l’Union Européenne et
les Nations Unies établissent une « Feuille de route ».
Il s’agit d’une nouvelle initiative diplomatique pour calmer les
tensions en Proche-Orient.
> 2003
Le numéro 2 de l’OLP, Mahmoud Abbas est investi Premier
ministre de l’Autorité palestinienne, jusqu’en septembre où il
sera remplacé par Ahmed Qorei.
Israël et l’OLP accepte chacune la « Feuille de route ».
En novembre, une initiative de paix se concrétise même à Genève,
entre Yossin Bellin, politicien israélien, et Yasser Abed Rabbo,
politicien arabe.
> 2004
Plan d’Ariel Sharon de désengagement de la bande de Gaza :
plus de 17 colonies israéliennes seront évacuées.
Yasser Arafat meurt le 11 novembre.
> 2005
- Le 9 janvier 2005, Mahmud Abbas a été élu Président de
l'Autorité palestinienne avec 61% des voix. Mustapha Barghouthi,
son rival le plus proche, n'a fait que 20%. Plus de 60% des électeurs
ont participé au scrutin malgré les difficultés inhérentes à
l'occupation israélienne et le boycott des groupes islamistes.
- La Conférence de Charm el-Cheikh - Après son élection,
le Président palestinien Mahmoud Abbas a appelé les groupes
palestiniens à arrêter la violence et a négocié un accord de trêve.
La police palestinienne a été déployée à travers gaza avec
l'ordre explicite d'empêcher les attaques terroristes. Les parties
se sont entendues sur une Conférence au sommet en Egypte, à Charm
el-Cheikh, le 8 février 2005. Le roi Abdullah de Jordanie et
le Président Hosni Moubarak y ont participé avec les leaders israélien
et palestinien. Les deux camps ont annoncé la fin de la violence.
Israël relâchera plus de 900 prisonniers palestiniens et se
retirera graduellement de villes palestiniennes selon les journaux.
L'Egypte et la Jordanie ont annoncé qu'ils renvoyaient leur
ambassadeur en Israël. L'Intifada est considérée terminée. Cependant,
comme pour les autres conférences de ce type, la paix a très vite
été brisée par un attentat suicide à Tel Aviv, le 25 février,
sans doute perpétré par une cellule du Jihad islamique, dirigée
depuis Damas. Israël a annoncé qu'il gelait la transmission prévue
de villes de Palestine à la sécurité palestinienne. Mahmud Abbas
a condamné l'attentat et l'Autorité palestinienne a procédé à
quelques arrestations.
- La Conférence de Londres du 1er mars 2005 - Organisée par
le Royaume Uni, elle a eu lieu à Londres. Son but était
d'organiser l'aide financière au gouvernement palestinien et
d'aider à l'organisation des forces de sécurité palestinienne.
Israël n'a pas assisté à la conférence et elle ne devait pas
traiter directement des questions bilatérales. Cependant, le Président
Abbas a déclaré que terminer l'occupation et arriver à un accord
de paix était le but prioritaire des Palestiniens.
- Avants-postes illégaux - en mars 2005, le gouvernement
israélien a accepté un rapport sur les avants-postes illégaux
qu'il avait fait préparer par Talia Sasson. Le rapport
analyse le statut d'un grand nombre d'avants postes illégaux,
construits en Cisjordanie depuis mars 2001, sans permis ni
autorisation de l'Etat. Il décrit l'illégalité systématique et
les détournements de fonds utilisés pour les financer. Il y a
entre 20 et 30 de ces avants-postes qui auraient dû être évacués
selon la Feuille de route. Les décisions répétées du
gouvernement et les tentatives de les évacuer sont restées vaines.
Le gouvernement a formé un comité pour étudier le rapport, sans
prendre d'action.
- Le 21 juin 2005, Sharon et Abbas se sont enfin rencontrés.
Le seul résultat a été l'annonce par Sharon que l'Autorité
palestinienne acceptait une coordination pour le
désengagement de Gaza. Israël a refusé les concessions en
matière de sécurité tant que les Palestiniens n'agissaient pas
contre les terroristes et l'Autorité palestinienne a refusé d'agir
de manière effective contre les terroristes. Après la publication
du communiqué, l'Autorité palestinienne a exprimé son profond désappointement.
Les Palestiniens ont annoncé qu'un grand nombre de " terroristes
recherchés " avaient accepté d'entrer dans la police
palestinienne. Israël a publié qu'il avait convaincu USAID de
donner 500 millions USD d'équipements médicaux aux hôpitaux
palestiniens. De son côté, les Etats Unis ont levé l'interdiction
pour leur personnel diplomatique de visiter Gaza. Elle avait été
prise 18 mois auparavant suite à la mort d'officiels de l'AID dans
un attentat terroriste.
- Le 12 septembre. Fin
du retrait Israélien de la bande de Gaza. Moins d’un mois
après l’évacuation des derniers colons et après trente-huit ans
de présence, l’armée israélienne quitte la Bande de Gaza.
> 2006
- Le 25 janvier
Victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes.
Dossier de Palestine Solidarité sur ces élections >>
- Du 12 juillet au 14 août
Israël attaque et détruit une partie du Liban
- 1er novembre
Israël attaque le nord de la bande de Gaza et notamment le ville de
Beit Hanoun causant plus de 50 morts et 200 blessés en quatre
jours.
- 26 novembre
Accord sur un cessez-le-feu dans la bande de Gaza.
Le Conseiller présidentiel, Nabil Abu Rdeineh, a annoncé que
toutes les factions palestiniennes avaient convenu sur une trêve,
et sur l'arrêt des projectiles artisanaux à partir de dimanche
matin, à 6 AM. L'annonce est venue au cours d'une réunion avec le
Président Abbas dans la bande de Gaza.
Il a ajouté que le Président Abbas avait des entretiens avec le
premier ministre israélien Ehud Olmert, qui a exprimé
l'approbation pour une telle trêve.
>2007
- 17 mars - Formation d'un nouveau gouvernement d'union nationale
(Reuters) - Le Conseil législatif palestinien a accordé samedi à
la quasi-unanimité des députés prenant part au vote sa confiance
au gouvernement d’unité nationale présenté jeudi à Mahmoud
Abbas par le Premier ministre Ismaïl Haniyeh, qui aussitôt prêté
serment devant le président palestinien.
- 14 juin - Ismaïl Haniyeh limogé par Mahmoud
Abbas
Le ministre des finances Salam Fayyad, un indépendant, a été
choisi comme nouveau premier ministre palestinien, a fait savoir
vendredi 15 juin à la chaîne de télévision Al-Jazeera Nabil Amr,
un collaborateur du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud
Abbas. Cette annonce a ensuite été confirmée à l'Associated
Press par le négociateur palestinien Saeb Erekat.
Salam Fayyad, un homme très respecté par la communauté
internationale, va remplacer Ismail Haniyeh, du Hamas, qui a été
limogé jeudi par Mahmoud Abbas, après la prise de contrôle par la
force de Gaza par le Mouvement de la résistance islamique.
- 19 septembre - Israël déclare Gaza
"entité hostile".
« Une entité hostile ». C'est sous ce qualificatif que les Israéliens
désignent désormais officiellement la Bande de Gaza. Une décision
prise le 19 septembre à l'issue d'un vote du cabinet de sécurité
israélien. La Bande de Gaza, contrôlée désormais par le Hamas,
devra désormais se voir imposer des sanctions économiques. Une réaction
face aux attaques menées par les militants palestiniens depuis la
Bande de Gaza.
- 27 novembre - La conférence d'Annapolis
Voir
le dossier
Texte
de la déclaration commune israélo-palestinienne
- 17 décembre - La
conférence de Paris décide une aide de 7,4 milliards de dollars
pour les Palestiniens
> 2008
Fin février - début mars
Opération "Hiver rude" à Gaza : 116 martyrs dont 39
enfants, 15 femmes et 2 secouristes.
350 citoyens ont été blessés dont 92 enfants et 42 femmes.
Source : CPI
- 18 juin
Israël et le Hamas ont accepté une trêve dans la bande de
Gaza qui prendra effet jeudi 19 avec notamment l'ouverture des
passages à Gaza et l'arrêt des tirs de roquettes.
Nota : Le paragraphe 2005 est sous Copyright 2005 par
MidEastweb pour Coexistence RA, et par Ami Isseroff et Paul Fays
" et a été repris avec leur aimable autorisation.
Histoire du conflit israélo-palestinien au http://www.mideastweb.org/main-fr.htm
du Réseau
Moyen Orient.
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