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Alors que l'autorité palestinienne est au bord de la
faillite, le Hamas persiste sur la ligne dure de sa doctrine qui lui
a valu nombre de sanctions diplomatiques et financières de la part
de ses principaux bailleurs de fonds et c'est maintenant au tour des
pays arabes de censurer le parti radical islamique et de l'isoler
encore un peu plus de la scène internationale.
Le Hamas croyait débuter une tournée des pays
arabes symbolique qui allait se caractériser par un soutien
financier sans faille de la part des nations arabo musulmanes mais
c'est un échec cinglant pour le partir radical palestinien qui voit
les portes de la fraternité des pays arabes se fermer devant lui et
les unes derrière les autres.
En effet, la première tournée à l'étranger du chef de la
diplomatie palestinienne, le dirigeant du Hamas à Gaza, Mahmoud
Zahar, visait à briser l'isolement du gouvernement du parti radical
palestinien mais a bien mal débutée au Caire, où le ministre a été
boycotté par les autorités égyptiennes qui ont refusé de le
recevoir au vu des positions radicales maintenues à l'égard de l'état
voisin d'Israël.
La Ligue arabe a par ailleurs parallèlement demandé au Hamas de
reconnaître Israël : En effet, Mahmoud Zahar, qui a été reçu
samedi par le secrétaire général de la Ligue arabe,Amr Moussa,
s'est vu signifier d'adhérer à l'initiative arabe de paix,
impliquant la reconnaissance d'Israël. Cette initiative arabe de
paix signée en 2002 prévoit en effet une " normalisation
" des relations entre les pays arabes et l'état d'Israël, et
donc bien évidement implique de reconnaître l'existence de cet état
en prémices de la proclamation de l'existence d'un état voisin
palestinien. L'initiative arabe implique aussi que l'état hébreu
renonce aux territoires arabes occupés illégalement en 1967 après
la guerre des 6 jours.
Le ministre palestinien des affaires étrangères actuellement en
Arabie saoudite devait se rendre ensuite en Jordanie, mais a du
essuyer un nouvel affront : Le royaume de Jordanie a décidé de
repousser cette visite après avoir découvert à Amman d'une cache
d'arme appartenant selon les autorités locales à un groupe
terroriste appartenant au Hamas.
Cette décision a été qualifiée de " regrettable " par
le Hamas qui la considère comme "une provocation"
seulement deux jours après l'attentat d'un kamikaze palestinien en
Israël et les représailles qui l'ont suivie : " Nous
regrettons la façon dont le gouvernement jordanien a utilisé ce
type d'accusation pour annuler au dernier moment la visite. "
Après avoir reçu une promesse de don très " publicitaire
" dans le contexte internationale très tendu sur le dossier du
nucléaire d'un montant de 50 millions de dollars de la part du
gouvernement iranien, les saoudiens ont quant à eux promis à
Mahmoud Zahar de verser quelques 90 millions de dollars à l'autorité
palestinienne qui vient déjà de recevoir un don " humanitaire
" de 20 millions de dollars le mois dernier.
Le Hamas se voit donc fermer les portes diplomatiques et financières
de ses voisins directs que sont l'Égypte et la Jordanie, deux
nations de poids dans toutes les prises de décisions portant sur le
proche orient qui sont aujourd'hui considérées comme des alliés
stratégiques de Washington et de l'Union Européenne. Le président
français, Jacques Chirac, a par ailleurs entamé une visite
officielle de deux jours en Egypte, un pays qu'il a qualifié
d'"essentiel à la stabilité du Moyen-Orient".
Combien de temps le Hamas pourra-t-il continuer à faire cavalier
seul sur la scène diplomatique internationale, hormis le soutient
de quelques pays comme l'Iran et l'Arabie Saoudite qui changent
d'alliés et de politiques au gré de leurs intérêts immédiats?
Combien de temps le Hamas pourra -t-il justifier auprès du peuple
palestinien une crise économique sans précédent annoncée alors
qu'il avait martelé sans cesse durant les élections législatives
que sa même si sa politique radicale était sanctionnée par la
communauté internationale le peuple n'aurait jamais à en pâtir?
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