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Jérusalem est le coeur de l'Etat Palestinien
et le centre des trois religions monothéistes. Depuis 57 ans, Jérusalem
souffre de l'occupation israélienne qui a pour but d'israéliser la
ville; en effaçant sa culture et son histoire Arabes et en
expulsant de la ville ses habitants Arabes. Ce document aborde brièvement
les conditions historiques qui ont joué un rôle dans la formation
du paysage actuel de Jérusalem, puis parle des actions unilatérales
prises par les Israéliens dans la partie orientale de la ville
depuis la guerre de 1967 et les projets israéliens actuels pour la
ville.
En novembre 1947, la résolution
181 de l'Assemblée générale des Nations Unies, a approuvé
la
partition de la Palestine Mandataire en deux Etats, un Etat
Arabe (palestinien) et un Etat Juif, voir
la carte du Plan de Partition
Les Juifs qui possédaient seulement 6% de la terre ont reçu 55,5%
de la terre, alors que les Arabes qui possédaient 94 % de la terre
ont obtenu seulement 44,5% de la terre.
Dans le cadre de ce plan de partition, Jérusalem devait être un
Corpus Separatum; c'est à dire, une enclave séparée sous
juridiction internationale, voir
la carte 3a : Corpus Separatum
Les frontières de ce Corpus Separatum allaient au delà de
Bethlehem vers le Sud et jusqu'à Shuafat au Nord et avaient une
surface de 186 km2.
A cette époque, les Arabes ont rejeté le plan puisqu'il ignorait
les droits de la majorité des habitants palestiniens Arabes.
Puis, la guerre de 1948 a éclaté et Israel a pris le contrôle de
78% de la Palestine Mandataire, a
détruit environ 419 villages palestiniens et a tranformé en réfugiés
près de 900.000 Palestiniens.
Jérusalem a été divisée en deux entités séparées : Jérusalem
Ouest aux Israéliens et Jérusalem Est aux Arabes, voir
la carte 3 : Division de Jerusalem après 1948
Le 6 juin 1967, Israel a lancé une guerre qui s'est terminée par
l'occupation israélienne du reste de la Palestine Mandataire, des
Hauteurs du Golan et de la péninsule égyptienne du Sinai.
Peu après l'occupation, le gouvernement israélien a étendu les
limites de la municipalité à Jérusalem-Est et a
augmenté la zone municipale de 6,5 km2 à 71 km2 pour y inclure 28
villages palestiniens environnants.
Le 11 juin 1967, le gouvernement israélien a annexé Jérusalem à
l'Etat israélien.
Quand le gouvernement israélien a redessiné les limites de la
municipalité, il a inclus autant de terre vide que possible et a
exclu les secteurs palestiniens fortement peuplés, voir
Carte 4 : Jerusalem après 1967
En conséquence, les Palestiniens de Jérusalem représentaient
25,8% de la population.
1- Osbtacles au développement palestinien à Jérusalem
Depuis 38 ans, Israel n'a pas hésité à mettre en application son
projet de colonisation de la Cisjordanie, en particulier à l'intérieur
et autour de Jérusalem.
De plus, le gouvernement israélien a imposé toutes sortes de
restrictions au développement palestinien à Jérusalem : développement
économique, développement physique et urbain, développement
social et développement humain.
Ci-dessous, les procédures utilisées par le gouvernement israélien
pour renforcer les obstacles au développement physique et urbain :
• Confiscation des terres
• Restrictions à l'utilisation de la terre
• Construction de colonies israéliennes et de routes de
"contournement"
• Séparation de Jérusalem du reste des Territoires Palestiniens
Occupés
1.1: Confiscation des terres
Plus de 32% des terres à l'intérieur des limites de la municipalité
de Jérusalem-Est ont été confisquées.
Des colonies juives ont été construites sur ces terres.
1.2: Restrictions à l'utilisation de la terre
Le gouvernement israélien a imposé des restrictions à l'aménagement
et au découpage en zones de Jérusalem-Est et a renforcé les
interdictions concernant l'utilisation de la terre.
Israel a élaboré une politique qui a limité le développement et
la construction sur le terrain. Cette politique avait pour but
d'imposer une suprématie juive dans la ville et de saper toute présence
palestinienne à l'intérieur.
Les processus d'obtention des permis de construire sont devenus
longs, pénibles, chers et pleins d'obstacles pour les habitants
palestiniens de Jérusalem-Est.
Les bâtiments construits sans permis sont habituellement démolis
par les autorités israéliennes.
Ci-dessous, quelques unes des politiques adoptées par le
gouvernement israélien à Jérusalem-Est :
• Confiscation de la terre palestinienne; près d'un tiers des
terres de Jérusalem-Est ont été confisquées pour la construction
de colonies Juives.
• Diminution du secteur résidentiel affecté aux quartiers
palestiniens de la ville.
• Restrictions imposées au volume de construction et au ratio de
surface couverte.
• Les secteurs palestiniens ont manqué de programmes d'urbanisme
ou de plans de découpage en zones : seuls 38% des 2/3 restants ont
obtenu un plan de découpage en zones.
• Démolitions de maisons sous prétexte d'absence
de permis de construire ou pour des raisons de sécurité.
Selon une étude réalisée par ARIJ, 629 maisons palestiniennes ont
été démolies à Jérusalem au cours des dix dernières années.
13% des secteurs ont classés Zones Vertes où la construction est
interdite
Les zones vertes sont ensuites libérées pour construire des
colonies Juives comme ce fut le cas avec les colonies de Rekhes
Shuafat et Abu
Ghneim (Har Homa), voir
photo 1 : colonie d' Abu Ghneim (Har Homa)
Le manque de services et d'infrastructure dans les secteurs
palestiniens ont eu pour résultat un environnement malsain et mal
entretenu, la pression sur la terre et les ressources naturelles de
Jérusalem a été aussi dévastatrice.
En 1945, les cinq plus grands villages du gouvernorat de Jérusalem
étaient à l'intérieur de la limite municipale, alors qu'en 1995,
les plus grands villages se trouvaient à l'extérieur de la
municipalité; en clair, les politiques israéliennes à Jérusalem
sont parvenues à réduire la croissance urbaine à l'intérieur la
ville et l'ont poussée vers l'extérieur de la ville.
Un exemple est le village d'Al-Ram qui se trouve juste sur les périphéries
de la limite municipale dont la population a augmenté de 84 fois au
cours des cinquante dernières années.
1.3: Construction de colonies israéliennes et de routes de
"contournement"
Israel a planifié l'étranglement de la Ville Sainte avec des
colonies et des routes
israéliennes, diminuant ainsi la possibilité de tout développement
palestinien à l'intérieur de la ville et limitant les perspectives
pour que Jérusalem-Est devienne la capitale du futur Etat
Palestinien.
Des colonies
Juives israéliennes illégales sont établis à Jérusalem-Est
afin d'y augmenter la population Juive israélienne, maintenir la
majorité démographique des Juifs Israéliens dans les limites
municipales et renforcer la souveraineté israélienne sur Jérusalem
Est, voir carte
5 : colonies israéliennes à l'intérieur des limites municipales.
Le gouvernement israélien a construit des blocs de colonisation qui
se développent les uns en direction des autres, en évitant les
quartiers palestiniens et en isolant la ville palestinienne du reste
de la Cisjordanie.
La première étape de colonisation israélienne à Jérusalem s'est
déroulée peu après la guerre de 1967 où les bulldozers israéliens
sont entrés dans la Vieille Ville et ont démoli un quartier entier
pour agrandir le secteur Juif de 7 dunums à 130 dunums.
En outre, Israel a pû au cours des 38 dernières années mettre la
main sur 78(i) propriétés palestiniennes dans la Vieille Ville en
dehors du quartier Juif.
• Aujourd'hui, il y a 16 colonies israéliennes à l'intérieur
des limites de la municipalité, celles-ci sont :
Nom des colonies – Date de création – Surface en 2005 (dunums)
Mamilla - 1997 - 52.7
Quartier Juif - 1968 - 135.7
Atarot - 1970 - 1377.5
Talpiyot Est - 1973 - 1829.4
Gilo - 1971 - 2749.8
Givat Hamatos - 1991 - 287.7
Givat Shappira - 1968 - 687.6
Université
Hébraique (Har HaTzofim) - 1968 - 957.5
Neve Yaacov - 1972 - 1240.9
Pisgat Amir - 1985 - 2515.9
Pisgat Zeev - 1985 - 1545.6
Ramat Eshkol - 1968 - 1118.3
Ramot - 1973 - 3343.4
Rekhes Shuafat - 1990 - 1624.9
Ras
al A'mud (Ma'ale Ha zeitim) - 1998 - 10.8
Har
Homa - 1997 - 2205
• Il y a 32 colonies à l'intérieur des limites du Gouvernorat de
Jérusalem (carte
6) qui sont :
Nom des colonies – Date de création – Surface en 2005 (dunums)
Sha'ar Benyamin - 1999 - 574.4
Mamilla - 1997 - 52.7
Quartier Juif - 1968 - 135.7
Kalya - 1968 - 867.7
Maisons des colons dans la Vieille Ville - ? - 19.9
Allon - 1990 - 294.7
Almon ( Anatot ) - 1983 - 807.1
Atarot - 1970 - 1377.5
Talpiyot Est - 1973 - 1829.4
Givat Hadasha - 1980 - 313.3
Givat Hadasha B - 1991 - 63.7
Givat Shappira - 1968 - 687.6
Givat Zeev - 1982 - 1545.6
Har Adar (Givat HaRadar) - 1986 - 1192.8
Université
Hébraique (Har HaTzofim) - 1968 - 957.5
Kedar - 1984 - 53.6
Kfar Adummim - 1979 - 751.5
Maale
Adummim - 1975 - 6510.4
Mizpe Yedude - 1980 - 310.2
Neve Shamual - 1996 - 391.9
Neve Yaacov - 1972 - 1240.9
Pisgat Amir - 1985 - 2515.9
Pisgat Zeev - 1985 - 1545.6
Ramat Eshkol - 1968 - 1118.3
Ramot - 1973 - 3343.4
Rekhes Shuafat - 1990 - 1624.9
Givon - 1978 - 118.4
Mishr Adummim (Zone Industrielle) - 1974 - 3377.7
Neve Brat - 1992 - 871.3
Kokhav Yaacov - 1984 - 2311.6
Adam ( Geva Benyamin) - 1983 - 1194.6
Ras
al A'mud (Ma'ale Hazeitim) - 1998 - 10.8
L'étendue de la colonisation israélienne est bien plus grande que
les frontières unilatérales israéliennes avouées de Jérusalem.
Derrière ces actions se cache l'intention israélienne d'élargir
la région de Jérusalem et d'y englober d'autres terres de
Cisjordanie.
Un examen de la colonisation israélienne à l'intérieur et autour
de Jérusalem révèle l'application progressive du projet du Grand
Jérusalem d'Israel, qui inclut le bloc de Givaat Zeev, le bloc de
Maâ'ale Adumim et le bloc du Gush Etzion.
1.4: Expansion de la colonisation
Entre août 2002 et août 2004, Israel a construit 32.632 nouvelles
unités de logements dans 58 colonies de Cisjordanie.
La majeure partie de ces constructions s'est produite dans les
colonies dans les régions de Jérusalem-Est et de Bethlehem, dans
le secteur connu sous le nom de 'Grand Jérusalem' qui inclut le
bloc de Maale Adumim, le bloc de Gush Etzion et les blocs de Givaat
Zeev et de Giv'at Binyamin.
Environ 15.400 logements (47%) ont été ajoutés aux colonies de Jérusalem
et près de 10.500 logements (32%) ont été construits dans les
colonies de Bethlehem.
Les plus grands projets d'expansion se sont produits dans les cinq
colonies suivantes (la plupart d'entre eux sont situés dans le
secteur du "Grand Jérusalem"):
Ma'ale
Adumim (Jerusalem) : 5,712 nouveaux logements
Betar Illit (Bethlehem): 4,832 nouveaux logements
Har
Homa (Bethlehem) : 3,692 nouveaux logements
Har Adar (Jerusalem) : 2,832 nouveaux logements
Giv'at Binyamin ou Adam (Jerusalem) : 1,536 nouveaux
logements
Les projets israéliens actuels requièrent une expansion continue
de la colonisation de la Cisjordanie, en particulier dans la région
du "Grand Jérusalem".
Un rapport publié par le quotidien Yedioth Ahronothle 25 février
2005 a indiqué que le gouvernement israélien prévoyait au moins
6, 391 nouveaux logements dans le cadre du projet de colonisation de
l'Israel Lands Administration (ILA) pour 2005.
Une liste de colonies et de projets d'expansion était donnée dans
l'article, cependant, elle chiffre l'expansion prévue à 7.891
logements.
De plus, le Projet de l'ILA pour 2005 inclut également la
consolidation de 120 avant-postes illégaux en Cisjordanie, 'pour
lesquels des arrangements contractuels d'aménagement seront fixés(i).
Le tableau 3 détaille ces expansions proposées :
Expansion de la colonisation prévue en Cisjordanie (2005)
Nom - Nouveaux logements - Districts de Cisjordanie - Nbre/District
Ma'ale
Adumim - 3,600 logements - Jerusalem - 4,002
logements
Geva Binyamin (Adam) - 200 logements - Jerusalem -
4,002 logements
Givat Ze'ev - 132 logements - Jerusalem - 4,002
logements
Har Adar - 70 logements - Jerusalem - 4,002 logements
Betar Illit - 500 logements - Bethlehem - 559
logements
Har Gilo - 35 logements - Bethlehem - 559 logements
Alon Shvut - 24 logements - Bethlehem - 559 logements
Modi'in
Illit - 1,500 logements - Ramallah - 1,500 logements
Zufin
- 1,500 logements - Qalqilya - 1,500 logements
Etz Ephraim - 240 logements - Salfit - 330 logements
Elkana
- 90 logements - Salfit - 330 logements
Soit une expansion totale en Cisjordanie (2005) de 7,891 logements
58% des constructions prévues sont dans la région du 'Grand Jérusalem
'.
L'expansion de ces règlements consolide le contrôle israélien sur
le secteur, voir
la carte 7 : Grand Jerusalem
Le
Plan E1
Le plus grand projet d'expansion a actuellement prévu est le projet
de l'expansion E1 à côté de la colonie tentaculaire de Ma'ale
Adumim à Jérusalem-Est.
Le plan E1 est le plus grand projet de construction de colonie dans
l'histoire récente.
Les bulldozers ont commencés à débroussailler la terre
palestinienne au nord de la grande colonie israélienne de Ma'ale
Adumim en décembre 2004 mais c'est seulement le 28 février que le
gouvernement israélien a annoncé son intention de construire au
moins 3.500 nouveaux logements sur le site.
Le plan E1 prévoit de s'approprier environ 12.500 dunums (125 km2)
des terres palestiniennes appartenant aux villages palestiniens d'Al-Tur,
Anata, Al Eizaryieh, Abu Dis, Al Essawyieh et Hizma, voir
la carte 8 : Plan E1
Ma'ale Adumim est la plus grande colonie israélienne sur le
Territoire Palestinien Occupé avec une population d'environ 30.000
colons et plus de 22.000 dunums (220 km2) de terres palestiniennes
expropriées (dont environ 3.000 dunums (3 km2) constitue la zone
construite.
Le plan E1 augmentera ce secteur de plus de 50% et reliera Ma'ale
Adumim aux autres colonies de Jérusalem-Est comprenant Pisgat Ze'ev,
Pisgat Omer, Neve Yaa'acov et French Hill.
La nouvelle expansion joue un rôle crucial dans l'objectif israélien
d'isoler Jérusalem du reste de la Cisjordanie et d'encercler les
quartiers palestiniens de Jérusalem-Est par des colonies juives.
L'expansion E1 créera une large enclave au centre de la
Cisjordanie, séparant les Districts nord des districts du Sud et
permettra à Israel de contrôler les déplacements des Palestiniens
entre les cantons séparés.
Couplé aux colonies déjà existantes dans la région de Jérusalem,
le plan E1 rendra également impossible tout Etat palestinien géographiquement
contigu et viable.
Le Mur de Ségrégation autour de Jérusalem (la soi-disant Enveloppe
de Jérusalem)
Le Mur de Ségrégation autour de Jérusalem doit s'étendre sur 190
kilomètres : partant de la colonie de Har Adar, il encerclera le
bloc de colonies de Givaat Zeev, coupera à travers les communautés
palestiniennes, puis il poursuivra vers l'est et encerclera le bloc
de colonies de Ma'ale Adumim, et s'étirera vers le sud en
encerclant le bloc de colonies de Gush Etzion.
A mi-2005, 40 kilomètres du Mur de Ségrégation avaient été
construits, 40 kilomètres sont en construction tandis que 110 kilomètres
sont des sections prévues, dont 40 kilomètres pour l'enveloppe de
bloc de colonies de Ma'ale Adumim.
Le Mur de Ségrégation isolera 230km2 (4% de la surface totale de
la Cisjordanie).
Le secteur isolé inclut 30 km2 de zones contruites palestiniennes,
50 km2 de zones construites des colonies israéliennes tandis que
65% de la surface isolée à Jérusalem sont des terrains nonc
construits.
L'Enveloppe
de Jérusalem isolera 45% du Gouvernorat de Jérusalem et 13% du
Gouvernorat de Bethlehem.
Environ 230.000 Palestiniens de Jérusalem seront coupés du reste
de la Cisjordanie et séparés par le Mur, voir
carte 9 : Enveloppe de Jérusalem
Le mur à Jérusalem-Est et dans le reste de la Cisjordanie a pour
but de s'approprier autant de terre palestinienne que possible et de
rompre le lien traditionnel entre Jérusalem et le reste de la
Cisjordanie.
Le tracé du Mur renforce les blocs de colonies et s'approprie des
terres supplémentaires pour les expansions de colonies et d'autres
projets de développement.
Politique pour faire partir les Palestiniens de Jérusalem
En attendant, les Jérusalémites palestiniens ont vu l'adoption et
la codification graduelles d'un ensemble de mesures discriminatoires
par les services juridiques et bureaucratiques du gouvernement israélien.
Israel a utilisé ces mesures pour limiter la croissance naturelle
de la population palestinienne de Jérusalem et pour la forcer à
quitter la ville.
Certaines de ces politiques incluent : la restriction au droit de résidence
et des systèmes fiscaux discriminatoires.
En plus de la politique gouvernementale, les diverses organisations
juives, installées à Jérusalem, ont joué un rôle critique en
augmentant et en renforçant l'existence des Juifs dans la ville.
Au cours des années, ces organisations juives ont recueilli des
dizaines de millions de dollars auprès des Juifs riches pour
renforcer la présence Juive au coeur de Jérusalem-Est, en
particulier à l'intérieur de la Vieille Ville et dans le secteur
connu sous le nom de Holy Basin; parmi les projets : Le projet pour
la Restauration de Jérusalem qui a été fondé en 1977 avec l'aide
dü millionnaire Canadien, Mark Belzberg, et le Premier
Ministre Netanyahu.
En 1989, l'organisation Juive Ateret
Kohanim est parvenue à mettre la main sur l'Hospice St John
dans le quartier Chrétien qui appartenait à l'Eglise Grecque
Orthodoxe.
La
construction d'un quartier Juif à Ras al-Amud à Jérusalem
administré par Yossi Kaufman, chef de la Yeshiva d'Ateret
Kohanim et la municipalité de Jérusalem qui a approuvé le projet
pour la construction de 132 appartements sur le site de 15 dunums
(1,5 Ha) en 1998.
La Fondation Elad a été créée en 1986 dans le but de construire
ce qui s'appelle la 'Ville
de David' à Silwan où vivent les habitants Palestiniens
depuis des centaines d'années.
A Wadi Hilweh, au moins 10
maisons ont été prises de force par des colons israéliens (25
familles y vivent actuellement[1 ], en plus de la création d'un
Centre Talmudique et d'un centre pour visiteurs qui organise des
visites dans les vieilles citernes et dans les tunnels qui se
trouvent sous Silwan.
Les habitants de Jérusalem-Est sont également sujets à une
imposition accrue. Les autorités israéliennes collectent la 'Taxe Arnona'
sur les secteurs résidentiels et d'affaires basée sur la taille du
bâtiment, du bureau et de l'appartement.
La Taxe Arnona à Jérusalem est régressive et ne prend pas en
compte le niveau de revenu, la taille de famille ou d'autres
facteurs.
La taxe frappe lourdement la population palestinienne de Jérusalem,
y compris les habitants de la Vieille Ville. Ceux qui ne peuvent pas
payer les impôts font face à des mesures punitives telles que des
amendes, l'emprisonnement et/ou la saisie de leurs biens.
Conclusion
Des mesures menant à des modifications démographiques majeures ont
été mises en oeuvre par Israel afin de créer une exclusivité de
la population Juive à Jérusalem-Est.
Des stratégies ont été adoptées pour limiter l'expansion
naturelle des communautés palestiniennes de la ville.
Le gouvernement israélien n'a pas arrêté ses pratiques unilatérales
à Jérusalem par lesquelles il crée des réalités de fait sur le
terrain. Ces réalités de fait affectent visiblement les résultats
des négociations sur le statut final de Jérusalem, en faveur d'Israel,
une action qui est en violation totale des résolutions des Nations
Unies, en particulier la 298,
la 465
et la 242,
ainsi que les Accords d'Oslo entre Palestiniens et Israéliens.
Une étude des actions israéliennes actuelles à l'intérieur et
autour de Jérusalem-Est révèle un plan systématique qui vise à
Israéliser et étrangler la ville palestinienne et à la séparer
de la Cisjordanie.
L'intensité et la multiplicité des lieux de ces actions montrent
la persistance israélienne à changer la structure physique et démographique
de Jérusalem avant d'entamer les négociations sur Jérusalem.
* Créé en 1990, l’Applied
Research Institute de Jérusalem (ARIJ) est une organisation à but
non lucratif dédiée à promouvoir le développement durable dans
les Territoires Occupés Palestiniens et l’auto-suffisance du
peuple palestinien par un plus grand contrôle de leurs ressources
naturelles. ARIJ GIS Unit 2005.
NOTES :
[1] Site internet de la Fondation ELAD : http://www.cityofdavid.org.il/itiashvut-eng.htm
[i] Jérusalem : Patrimoine et Vie. Association d'aide sociale
[i] Yedioth Ahronoth (Hebreu). 25 Février 2005. Voir également
'Plan d'attaque de l'APN pour 6,000 et plus nouveaux logements dns
les colonies, Autorisation pour 120 avant-postes illégaux.' Americans
for Peace Now. 25 Février 2005
Source : ARIJ
Traduction : MG pour ISM
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