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United
States of
Aggression
Abir Aramin, 10 ans, tuée à la sortie de
son école à Anata, Palestine
Yasser Akawi (AIC)
Abir
Aramin
18 janvier 2007
Ecole d’Anata. Abir Aramin, âgée de 10
ans, qui a été blessée par un policier garde-frontière israélien
mardi 16 a été déclarée en état de mort cérébrale ce matin
(vendredi 19 janvier) à l’Hôpital Haddasa Ein Karem ; elle est
actuellement examinée par une équipe médicale pour déterminer
si l’on doit ou non la débrancher des machines qui la
maintiennent en vie (elle est morte ce matin, samedi 20
janvier, ndt).
Bassam Aramin, le père de la fillette, est membre de Combatants
for Peace, l’organisation pacifiste Israélo-Palestinienne. Des
militants israéliens et internationaux se sont réunis à l’école
de filles d’Anata pour exprimer leur solidarité et protéger
les écoliers choqués par les menaces, qui continuent, des gardes
frontières israéliens.
Hassan, un étudiant de 16 ans, a été témoin de l’agression
contre Abir, il l’a ramenée à l’école et a déclaré
« les élèves des deux écoles, de filles et de garçons,
étaient tous en train de sortir d’un examen. Une jeep de gardes
frontières s’est approchée du groupe de fillettes. Elles ont
été effrayées et sont parties en courant. La jeep les a suivies
dans la direction où elles s’enfuyaient. Abir a eu peur et
s’est mise contre une boutique sur le bord de la route, je me
tenais à côté d’elle. Le garde frontière a tiré à travers
un trou spécial fait dans la vitre de la jeep qui était très près
de nous. Abir est tombée par terre. Je l’ai prise et emmenée
à l’école des filles. J’ai vu qu’elle saignait à la tête ».
Selon Avichai Sharon de Combattants for peace et ami de la famille
« Les policiers garde frontière sont souvent entrés
dans Anata quand les écoliers allaient et venaient de l’école
pendant les 20 derniers mois. Ils avaient commencé à le faire
avec la construction du Mur près d’Anata, soi disant avec
l’ordre de protéger les ouvriers, qui travaillaient au
chantier, des écoliers, mais la construction du Mur est terminée
depuis plus d’un mois et demi ». Selon Wael Salameh,
un ami proche de la famille et membre de Combatants for peace,
« cette semaine, les garde frontières entraient dans le
village deux fois par jour, quand les écoliers allaient à l’école
et quand ils en revenaient ».
Envoyé par Nurit Peled (Jérusalem) vendredi 19 janvier 2007.
Traduit de l’anglais par Marie-Ange Patrizio (Palestine13)

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