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Le Grand Soir
Les défauts de la cuirasse sioniste
Comaguer

Mardi 30 décembre 2008
Pour infliger au peuple palestinien, sans discontinuer et
pendant des décennies, de terribles souffrances au nom de
souffrances, celles du peuple juif, dont il ne porte aucune
responsabilité, il fallait une véritable cuirasse idéologique
rendant possible le déni de l’autre, la discrimination, le
racisme et l’apartheid. Bien que les derniers évènements de Gaza
donnent une nouvelle fois toute l’inhumaine mesure de la
STRATICRATIE (gouvernement des militaires) sioniste, cette
cuirasse s’effrite. 1 -
L’idéologie sioniste comme négation des palestiniens
S’inscrivant dans le courant des nouveaux
historiens israéliens, SHLOMO SAND vient confirmer avec son
dernier livre « Comment fut inventé le peuple juif » que la
construction ethno-religieuse d’un peuple qui aurait quitté sa
terre d’origine et y reviendrait plus de deux mille ans plus
tard n’a aucune réalité historique. Il s’en suit que ce
« peuple » qui n’existe pas n’a aucun droit particulier à
s’installer sur la terre de Palestine et encore moins à en
chasser ceux qui y habitent. Le « droit au retour » qui permet à
tout juif, quelle que soit sa nationalité, d’obtenir un
passeport israélien se trouve lui aussi vidé de tout fondement.
2 - Le lobby sioniste
contesté aux Etats-Unis
Après avoir manifesté très peu d’intérêt pour
les juifs européens lorsque le nazisme prit la décision de les
éliminer et mit en œuvre cette politique génocidaire, les
Etats-Unis ont depuis 1967 adopté une politique de soutien
permanent et polymorphe : politique, diplomatique, financier,
militaire, à la politique de l’Etat sioniste. Cette politique
est le fruit d’une action déterminée et sans faille du lobby
sioniste organisé sur le territoire des Etats-Unis.
L’action du lobby a enfin été décrite avec soin
par deux universitaires étasuniens : WALT et MEARSHEIMER dans
leur livre LE LOBBY SIONISTE ET LA POLITIQUE ETRANGERE DES
Etats-Unis (traduction française publiée aux Editions La
Découverte en 2007). WALT et MEARSHEIMER considèrent qu’il est
anormal que la politique étrangère de la grande puissance
étasunienne soit dictée par le gouvernement israélien et ils
plaident simplement pour que les Etats-Unis retrouvent leur
capacité à défendre leurs intérêts même quand ils ne coïncident
pas avec ceux d’Israel.
Même si ce que l’on sait aujourd’hui de
l’influence du LOBBY sur BARACK OBAMA et sur les premiers
collaborateurs qu’il a choisis peut laisser présager sa totale
soumission aux intérêts israéliens, il s’agit d’une brèche
décisive et de longue portée dans le carcan de conformisme
pro-israélien qui a depuis 40 ans étouffé les responsables
politiques et les médias étasuniens et dont l’invasion d’ l’Irak
a été la dernière démonstration.
3 - La démographie
chancelante
Le projet ethno-religieux sioniste ne peut
continuer à fonctionner que si les judéo-israéliens demeurent
majoritaires sur le sol palestinien. Ceci explique le refus
absolu d’accorder aux palestiniens le droit au retour mais cela
suppose un flux positif permanent d’émigration vers Israel. Or,
outre le fait que 700 000 citoyens israéliens ayant acquis leur
nationalité au titre du « droit au retour » des juifs vivent à
l’extérieur du pays sans aucune intention de s’y installer
jamais, les données démographiques récentes montrent que ceux
qui quittent Israel sont désormais plus nombreux que ceux qui
s’y installent. D’où le cauchemar sioniste de la perte de la
majorité démographique au profit des palestiniens et le
terrorisme d’Etat pratiqué par les sionistes pour pousser les
habitants des territoires et de la bande de Gaza à choisir entre
l’exil ou la mort.
COMAGUER
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