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TUNISITRI
Libération prochaine du cameraman
d'Al Jazzera, Sami El Hadj, détenu à Guantanamo depuis 2001

Al
Jazzera et autres sources, 20 août 2007 Selon le
ministre soudanais de la justice, la libération du cameraman de
la Chaîne Al Jazzera, Sami El Hadj, détenu à la base de
Guantanamo depuis fin 2001, est attendue pour les prochaines
semaines. Cette libération
viendrait couronner des contacts et des tractations avec
l'administration américaine, à l'issue desquels les autorités
soudanaises avaient accepté de recevoir leur compatriote. Le
ministre soudanais a déclaré que son pays a accepté de
s'assurer auprès de Sami El Hadj qu'il n'avait pas commis ni ne
commettrait « des actes terroristes », mais il a démenti que
les américains aient conditionné cette libération par
l'engagement du Soudan à interdire à Sami de quitter le pays. Pour
sa part, Isam El Hadj, le frère de Sami a déclaré, à l'issue
d'une entrevue avec des responsables du ministère soudanais des
affaires étrangères que Sami serait libéré à la fin du mois
d'août, et indiqué que Washington avait demandé des garanties
pour que Sami ne quitte pas le Soudan avant qu'il ne soit définitivement
et légalement libéré. Le ministère soudanais
des affaires étrangères a indiqué auparavant qu'il avait exprimé
aux autorités américaines son entière disposition à
prendre en charge son citoyen et les a assurées que Sami ne représentait
pas de danger pour la sécurité nationale américaine. Rappelons
que Sami Elhadj a été arrêté au mois de décembre 2001 à la
frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan au cours de sa
mission pour la Chaîne Al Jazzera. Il a été incarcéré durant
des mois à la base américaine de Begram, proche de Kaboul, avant
son transfert à Guantanamo où il est détenu depuis plus de 5
ans. Pour Clive Stafford-Smith, l'avocat
Britannique de Sami « il est urgent qu'une décision soit prise
parce que Sami est en grève de la faim depuis plus de 200
jours, estimant d'autre part, qu'interdire à son client de
quitter le Soudan est illégal parce que l'intéressé travaille
au Qatar ». Rappelons que Sami et nombre de détenus
à Guantanamo sont en grève de la faim pour protester contre les
conditions de détention et le vide juridique qui caractérise
leur situation, étant donné qu'aucune inculpation ne leur a été
notifiée par le système juridique américain. Le
deal des américains : la libération contre la collaboration Un
recueil de poésie en Anglais, intitulé « poèmes de Guantanamo
», comprenant des poèmes, de Sami et de certains de ses co-détenus
vient d'être publié, avec deux mois de retard. Dans ses poèmes,
adressés particulièrement à son fils Mohamed, le cameraman d'Al
Jazzera révèle que les américains lui ont offert de le libérer
à condition qu'il espionne ses concitoyens. « Les geôliers, qui
se meuvent avec une liberté totale dans ce vaste monde, jouent
avec moi un nouveau jeu, dit-il à son fils. Ils me proposent de
l'argent, un pays et la liberté. En contrepartie je dois
espionner mes frères pour leur compte ». Sami dit avoir refusé
la proposition, accusant l'administration américaine de
terroriser les orphelins au quotidien et lui prédisant une
punition divine. S'adressant au président Georges
Bush, il lui dit : « il faudrait que vous sachiez que le monde
connaît l'imposteur arrogant. Quant à moi je ne peux me réfugier
qu'auprès de Dieu ». Il poursuit : « j'ai la nostalgie de ma
patrie et je suis triste de cette séparation. S'adressant à son
fils Mohamed : « mon fils ! Ne m'oublie pas et soutiens la cause
de ton père qui craint Dieu. J'ai été humilié et réprimé et
j'ai subi l'enfer ». Sami termine son poème par une complainte
et des prières à Dieu pour qu'Il le réunisse avec son fils et
qu'Il lui accorde le succès et la liberté. Ce
livre, édité par la maison d'édition d'une université américaine,
comprend aussi des poèmes du détenu originaire du Bahrein, Jomâa
Eddousari qui avait tenté de suicider 12 fois. Dans son poème,
ce dernier dit notamment : prenez mon sang, la sueur de mon front,
ma dépouille mortelle et photographiez la dans sa solitude.
Envoyez la photo au monde, aux juges, aux hommes pourvus de
conscience et de principes et aux justes. Appelez les à assumer
face au monde la responsabilité d'une âme innocente ». Le
Jordanien Oussama Abou Kheir, qui était chauffeur d'un
camion-citerne à la municipalité d'Amman, avant de partir en
Afghanistan d'où il a été enlevé, a lui aussi apporté sa
contribution. Le recueil compte aussi des poèmes
de 14 autres détenus dont des Yéménites, des Saoudiens,
des Britanniques et des Pakistanais. L'idée de la
publication de ce recueil de poèmes est venue après que Marc
Valcov, l'avocat des détenus Yéménites, a reçu des poèmes de
ses clients.
Il s'est rendu compte par la suite qu'un certain nombre de ses
confrères enn recevaient aussi des leurs. Ainsi, il a réussi à
obtenir les droits de publication !
http://www.aljazeera.net/NR/exeres/734373C7-7599-4520-B996-B2324115926A.htm/
Traduit de l'arabe par Ahmed Manai :
Pour lire les lettres de Sami Elhadj à son fils
et à son avocat :
http://tunisitri.net/lette-appel/lettre14.htm/
http://www.tunisitri.net/
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indépendance, leur liberté et leur dignité!
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